L’électrification des foyers doit devenir centrale d’ici 2030. Quels sont les objectifs de l’État et ce que cela peut concrètement changer pour un foyer ?
Depuis plusieurs années, le rôle de l’électricité évolue profondément. Longtemps cantonnée à des usages spécifiques, elle devient progressivement l’énergie centrale de notre quotidien.
Ce basculement n’est pas une projection théorique. Il s’inscrit dans une trajectoire nationale définie par la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3), publiée en 2026, qui fixe les grandes orientations énergétiques du pays à l’horizon 2035.
Pour mieux comprendre le cadre officiel de cette évolution, vous pouvez consulter la présentation de la PPE 3 sur le site du ministère de l’Économie :
👉 https://www.economie.gouv.fr/ppe-3-programmation-pluriannuelle-de-lenergie
Comprendre la PPE en quelques mots
La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) définit la feuille de route énergétique de la France pour les dix prochaines années.
Elle fixe des objectifs précis :
- réduction des énergies fossiles
- développement de l’électricité décarbonée
- baisse de la consommation globale d’énergie
Son objectif final est d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050.
Un objectif d’ensemble se dégage clairement : la question de la souveraineté et de la sobriété énergétiques doit désormais se conjuguer avec les objectifs climatiques. Produire davantage d’électricité tout en réduisant progressivement le recours aux énergies fossiles implique une nouvelle étape à franchir.
Qu’est-ce que cela change concrètement pour un foyer aujourd’hui?
Remplacer les énergies fossiles par une électrification massive
Le constat : une trop forte dépendance aux énergies fossiles
En 2023, la France dépend encore très largement des énergies fossiles, qui représentent près de 60 % de la consommation d’énergie finale.
Dans le même temps, l’électricité représente environ 27 % des usages énergétiques.
L'électrification doit progresser rapidement
Deux axes structurent la trajectoire fixée par l’État :
- investir pour mieux consommer l’énergie.
- réduire de 50% la consommation totale d’énergie en 2050 par rapport à 2012.
La part des énergies fossiles, fortement émettrices de carbone, proche de 60 % en 2023, doit baisser à environ 40 % en 2030, puis à 29 % en 2035.
Dans le même temps, la part de l’électricité dans le mix énergétique, de 27 % en 2023, doit tendre vers 34 % en 2030, puis 38 % en 2035.
Enfin, la consommation totale d’énergie doit diminuer progressivement par une évolution raisonnée des modes de consommation (appareils moins énergivores, maîtrise de la consommation par les ménages …).
Il ne s’agit donc pas seulement de consommer moins, mais de consommer différemment.
| Indicateur | 2023 | 2030 | 2035 |
|---|---|---|---|
| Part des énergies fossiles | ~60 % | ~40 % | ~29 % |
| Part de l’électricité | ~27 % | ~34 % | ~38 % |
| Consommation totale d’énergie | ~1 510 TWh | ~1 243 TWh | ~1 100 TWh |
*Un térawattheure (TWh) est une unité d’énergie égale à mille milliards de wattheures
Ce que l'électrification des foyers peut concrètement changer
Un logement de plus en plus électrique
Le logement devient progressivement un espace fortement électrifié.
Chauffage, mobilité, équipements : l’électricité occupe une place croissante dans les usages du quotidien.
Produire une partie de son électricité : une réponse concrète
Dans ce contexte, les choix énergétiques d’un foyer s’inscrivent dans une logique simple :
- protéger son budget face aux évolutions du marché, investir dans des solutions durables et accélérer progressivement sa transition énergétique.
Produire une partie de son électricité grâce au photovoltaïque permet de couvrir une part des besoins et de limiter sa dépendance au réseau.
Pour comprendre comment cela s’applique concrètement dans votre situation :
👉 https://alteren-solaire.fr/panneaux-solaires-dans-les-yvelines-et-departements-voisins/
Le solaire résidentiel : une logique de long terme pour le foyer
Le solaire résidentiel ne se limite pas à un calcul de rentabilité immédiate. Il s’inscrit aujourd’hui dans une triple logique en permettant :
- d’anticiper les évolutions du système énergétique
- de sécuriser une partie de sa consommation
- et de s’inscrire dans une dynamique collective
Pour aller plus loin sur cet aspect :
Conclusion
La trajectoire énergétique de la France repose sur une réduction progressive des énergies fossiles et sur l’évolution profonde des usages.
Dans ce contexte, produire une partie de son électricité devient une option cohérente pour de nombreux foyers.
Il ne s’agit pas de transformer totalement son mode de vie, mais d’anticiper une évolution déjà en cours, de mieux maîtriser sa consommation dans le temps et de sécuriser, de manière pragmatique, l’avenir énergétique de son foyer.



